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UNIFORMES et ARMES

AGENDA Napoléonien
A     v  e  n  d  r  e

Le casque est certainement ce qui caractérise le plus le dragon :
Sa bombe est en laiton (cuivre jaune) (celle des cuirassiers est en fer), elle est surmontée d'un cimier orné d'une figure de Gorgone.

Nos casques sont des répliques exactes; Les casques d'officier ont un bandeau en léopard.
Le cimier supporte une queue de cheval qui protège la nuque des coups de sabre (la lame du sabre glisse sur les crins, ce qui amorti le choc et empêche la lame de couper le cou)
Le bord de la visière et les jouelières (plaques latérales se rattachant sous le menton) sont en laiton: Protection du visage.
La crinière qui flotte au vent donne une esthétique particulière à la silhouette.
Le plumet est porté lors des parades, en campagne il est remplacé par une "carotte".

L'Habit veste

L'uniforme du dragon est        vert 
                                  
              
et        >>>>>
selon le numéro du régiment.

(Cliquer sur la photo pour les détails)

Ecarlate Régiment N° 1  à  6
Cramoisi Régiment N° 7  à  12
Rose foncé Régiment N° 13 à 18
Jonquille Régiment N° 19 à 24
Aurore Régiment N° 25  à 30

Ce système permet de distinguer les différents régiments. On parle de couleur "distinctive"

En outre, les 3 premiers régiments de chaque série ont les poches en travers (horizontalement) tandis que les 3 suivants ont les poches en long (verticalement) (en réalité, les poches sont figurées)
un second système permet de distinguer les régiments 1, 2 et 3 (ou 4,5,6 ou 7,8,9,...):
Les régiments 1,4,7,10,13,16,19,22,25,28 ont la couleur distinctive sur : le col , ---------------- les parements (=les poignets).
Les régiments 2,5,8,11,14,17,20,23,26,29 ont la couleur distinctive sur : ----------------------- les parements. 
Les régiments 3,6,9,12,15,18,21,24,27,30 ont la couleur distinctive sur : le col , -------------------------------- les pattes de parement. 

Les basques sont longues jusque en 1812, date d'une réforme générale des uniformes (Colonel Bardin), réforme qui ne put être appliquée que très partiellement vu les difficultés qui suivirent.
Contrairement aux habits actuels, les uniformes sont étroits (pas d'épaules élargies). Nos habits (ne parlez pas de déguisement ou de costume au risque de nous voir dégainer nos sabres) sont faits avec les mêmes matières qu'à l'époque (drap de laine, pas de similicuir).

Bouton de dragon Les boutons sont en étain et portent le numéro du régiment entouré d'un "godronnage" (rayures) (Godronner: Faire de petites entailles sur le pourtour pour empêcher que le bouton ne glisse dans les doigts quand on le tourne.) Nos boutons sont fondus d'après un original.
Bien que l'habit soit échancré sur le devant, l'habit comporte 3 gros boutons du côté droit simulant une fermeture .

Poches simulées, boutons inutiles, la recherche esthétique n'est donc pas absente. Au point de vue confort, l'habit est agréable, la partie ventrale ouverte permettant l'adaptation à tous les "embonpoints".

Le gilet
est simple, sans manche et comporte 2 poches dont une fausse.

Le bonnet de police

Lors des corvées, le militaire devant rester toujours coiffé, il porte le bonnet de police.
En campagne avec le casque, celui-ci est roulé et attaché sous la giberne.

La giberne
contient les cartouches.

Le manteau-capote

A rotonde et à manches, très ample de manière à couvrir également la croupe du cheval. (des modèles différents ont existé suivant les époques)
La rotonde assure une double protection contre la pluie sur le haut du corps.
Simple, très efficace sous la pluie et par grand froid, couleur "blanc piqué de bleu". 
S'utilise aussi la nuit pour y dormir.

La culotte 

La culotte de peau est à grand ou à petit pont, elle se termine sous les genoux.
En tenue de ville, bas de soie et souliers à large boucle.

Ne dites pas "pantalon":  Ne portaient pas de culottes ceux qui portaient un pantalon, c’est-à-dire ceux qui travaillaient de leurs mains. Les sans-culottes s’opposent aux porteurs de culottes courtes et de bas de soie et répandent des usages démocratiques : ils se tutoient et s’appellent citoyens Plus sur Wikipédia

Les Bottes 
à l'écuyère en cuir de veau souple (pour un usage à pied et à cheval) attachées par une patte et un bouton à la culotte.
"à l'écuyère": dont la tige, molle et large, se terminait par une large genouillère dans laquelle le genou était engagé (Wikipédia)

Les sapeurs de dragons: Un uniforme particulier.

La première compagnie du 1er escadron de chaque régiment appelée également compagnie d'élite était constituée de sapeurs.
Ceux-ci sont destinés à ouvrir la route et portent une hache. Ils sont aisément reconnaissables à leur bonnet d'oursin !
Ils portent les épaulettes rouges des compagnies d'élite ainsi que l'insigne des sapeurs (haches croisées sur les manches). Contrairement aux autres dragons, leur giberne est ornée d'une grenade.
On donne le nom de "bonnet d'oursin" - et non d'ourson malgré l'erreur - à la coiffure garnie de poils qui a fait partie, au cours des siècles, de l'uniforme de différentes armées. Le bonnet d'oursin, familièrement appelé "bonnet à poil", perdure jusqu'en 1885. De nos JOURS, on le retrouve encore dans l'uniforme de parade des Horse Guards.

Les sapeurs portent la barbe et ont parmi les taches qui leur sont dévolues l'abattage du bétail. Leur grand tablier de cuir leur est particulièrement utile.
La légion étrangère continue cette tradition du tablier et du port de la barbe. (Voir les défilés du 14 juillet)

L'uniforme de Chirurgien aide-major (chez les dragons)

Après 1803, dans la cavalerie les chirurgiens régimentaires adaptent leur couleur cramoisie sur les tenues "en surtout" des officiers de leur régiment.
De fait, chaque chirurgien affecté à un régiment de cavalerie se contente d'adapter son collet et ses parements de velours cramoisi sur l'uniforme du corps. Les boutons de l'habit et la ganse argent au chapeau (chapeau pareil à celui des officiers de cavalerie, uni et bordé d'un galon de poil de chèvre) sont ceux du régiment mais les broderies en doré sur le collet et les parements sont celles du Service de Santé. Les officiers de santé des corps de cavalerie portent les bottes et les éperons pareils à ceux en usage pour les officiers de leur régiment.

Le décret impérial du 10 mars 1807 détermine la force des régiments de cavalerie. L'article 2 du décret stipule que l'état-major d'un régiment de dragons comprendra notamment : 1 chirurgien major, 1 chirurgien aide-major, 2 chirurgiens sous-aides-major, un brigadier-trompette,......

Les "officiers de Santé" (c'est leur titre) n'ont pas le droit de porter des épaulettes mais distinguent leurs grades par un système complexe de broderies dorées au collet et aux parements suivant le cas.
Il n'apparaît qu'à partir de 1807-1808, l'uniforme de chirurgien régimentaire de 2e classe ou aide-major (terme utilisé à partir de 1806-1807) possède 2 boutonnières brodées sur le collet uniquement et galon en dents de loup bordant les parements et le collet. La fonction de chirurgien aide-major correspond au grade de lieutenant.
Nb :
Chirurgien major : 2 boutonnières brodées bordées d'un galon en dents de loup aux parements et au collet ;
Chirurgien sous-aide-major : 2 boutonnières brodées sur le collet uniquement et galons en dents de loup bordant le collet. Galon simple bordant les parements.


Nos ARMES:

Le dragon du 1er empire est équipé d'un fusil, d'un pistolet, d'un sabre et d'un outil (hache ou pelle).

LE FUSIL (avec sa baïonnette): Etant appelé à combattre éventuellement à pied (lors des périodes où il y a pénurie de chevaux - en attendant que l'on remporte une victoire qui permettra de prendre des chevaux à l'ennemi comme en 1806 - ou après avoir laissé les chevaux en arrière dans une action de Commandos), il a besoin d'un fusil.
Il s'agit d'une des variantes du modèle 1777. Il est appelé "fusil de dragon" et fut également utilisépar les artilleurs.

Manufacture Impériale de St Etienne 1813Photo:(c) St.Maughan 4,27 Kg, calibre 17,5mm Longueur 1,417cm soit environ 10cm plus court que pour l'infanterie mais plus long que le mousqueton de cavalerie des hussards. Sa grenadière (bague en fer enserrant le milieu du canon avec le bois) est plus longue pour assurer une meilleure solidité de l'ensemble. Enfin, ses garnitures sont en laiton pour mieux résister à l'humidité de la transpiration du cheval.
Fabriqué à notre demande par Pedersoli, il est représenté sur leur catalogue

Le PORT DU FUSIL à CHEVAL: 

(Luc) Saumur 2002 Le fusil était transporté dans une "botte" le long du cheval. Une courroie maintient la botte, l'autre est tournée autour de la grenadière. Les 2 courroies sont attachées au chapelet (Pièce de cuir  reliant les 2 fontes) Il pouvait aussi être porté dans le dos à la bretelle. (Clic sur l'image pour agrandir - Reclic pour revenir)

Les PISTOLETS DE CAVALERIE : Différents modèles furent en usage.
Le premier issu de la révolution française et qui sera adopté également par les américains pour la guerre d'indépendance fut le Modèle 1777 appelé également à coffre ou Charleville (la plupart de ceux exportés en Amérique provenaient de cette manufacture) 

Pistolet 1777
L.: 350 mm (canon 189 mm)
Calibre 16.9
1,450 kg
Conçu pour remplacer le modèle 1763-66, le 1777 se caractérise par une grande simplification. On a remplacé le plus possible le bois par le métal et le nombre de pièces est réduit. Près de 75.000 exemplaires seront fabriqués entre 1779 et 1787.
Les dragons seront souvent équipés de ce pistolet, les fabrications ultérieures (An IX et XIII ) ne pouvant parvenir à remplacer complètement celui-ci. 
Notre groupe est équipé de ce pistolet et certains pratiquent le tir à cheval lancé au galop.

Le modèle AN IX avait été produit à 66.000 exemplaires de 1801 à 1807. Il fut remplacé par l' AN XIII qui équipa pratiquement toute la cavalerie française. 300.000 exemplaires en furent fabriqués entre 1806 et 1819. 

Photo: Gazette des Armes.
AN IX

Photo: Gazette des Armes.
AN XIII Description complète:(armesfrancaises.free.fr)

 Fonctionnement des armes à silex:  (Photo : Pedersoli)

Pistolet de cavalerie AN XIII (Modifié) En tirant sur la détente, on libère le chien (pièce de gauche qui contient la pierre). Celui-ci bascule de la gauche vers la droite  et rencontre la batterie (pièce de droite) qui est poussée vers la droite. Le choc de la pierre contre la batterie provoque des étincelles (arrachement de particules de fer) qui tombent dans le bassinet (pièce en laiton dans laquelle on a mis un peu de poudre). La poudre s'enflamme, la flamme se communique par la lumière (petit trou dans le canon) et enflamme la poudre tassée dans le fond du canon. Celle-ci en s'enflammant libère des gaz qui chassent la balle (boule de plomb) hors du canon. (Le silex sera abandonné à partir de 1820 par le système à percussion et la découverte de substances hautement explosives, comme le fulminate de mercure) >>> http://www.familledeby.com/gen/deby/armurier.htm
Contrairement à ce que certains affirment, le soldat ne met pas de pulvérin dans le bassinet mais une partie de la poudre contenue dans la cartouche. Le pulverin (poudre noire plus fine) ne s'utilise que pour le tir de compétition, il permet un amorçage plus régulier et donc augmente la précision du tir.

  Le SABRE : Les différents sabres de dragons du 1er empire sont principalement :

Sabre de Dragon AN XI Le modèle de l’AN IV .

Le modèle de l’AN IX à lame droite plate de 98 cm (filigrane de 17 spires sur la poignée).(Même poignée que le modèle ci-dessous)

Le modèle de l’AN XI à lame droite à 4 pans creux de 97,5 cm (filigrane de 12 spires sur la poignée) C'est celui qui est représenté ici.
Ce sabre, qui à l’origine équipait les cuirassiers, reçoit un fourreau en cuir au lieu d’acier (Les dragons pouvant combattre à pied, il importe d’alléger l’armement).

A noter la dragonne, qui attachée au poignet, évite de perdre le sabre lorsque suite à la violence du choc, il échappe de la main.

Photo: ©  Stephen Maughan

  Notre AIGLE: (parfois appelée familièrement "le coucou")

L'aigle avec son étendard est le symbole du Régiment. Sa perte était considérée comme déshonorante. Lors des retraites, les soldats se regroupaient autour d'elle pour la protéger.
3 jours après le sacre(1804), eut lieu une cérémonie grandiose où les régiments reçurent de nouvelles aigles. (voir la reconstitution

 

Fontevraud l'Abbaye (Saumur): Juin 2001.
La remise de l'aigle

C'est dans la salle Colonel Schlesser (*) que nous eûmes l'honneur de recevoir notre aigle des mains du Colonel Laporte-Many, chef de corps du 2me Régiment de Dragons. Dans son allocution, le colonel déclara qu'il nous considérait dès lors comme son 6me escadron. Un 6me escadron, qui, à côté de ceux de chars et de logistique perpétue le souvenir du 4me tel qu'il existait sous Napoléon 1er et que nous nous efforçons de reconstituer.
(*)du nom de celui qui dans la nuit du 29 au 30 novembre 1942 réunit ses hommes pour un dernier adieu à ce qui allait devenir l'étendard évadé.  
(Photo de cet étendard)

Les tentes:

La vie au bivouac reconstitue l'atmosphère de l'époque. Plus

La reproduction précise des uniformes ne serait rien,  

si elle n'était accompagnée des capacités équestres correspondantes. Notre groupe est reconnu pour être un des meilleurs groupes de reconstitution. Ce n'est pas un hasard si nous sommes régulièrement filmés et si la chaîne TV Equidia a consacré un reportage à l'un d'entre-nous.
Néanmoins, nous travaillons constamment à notre amélioration, l'équitation est un art dont on n'atteint jamais le sommet.

La tenue de sortie:

Lorsque les canons se sont tus, que la paix a été signée et que le parfum des dames a remplacé les effluves du crottin de cheval, le dragon profite des plaisirs de la vie.

tenue de soirée En ville, il peut porter le bicorne, la culotte de casimir ou de nankin, bas de soie et souliers à large boucle.
Au côté, sur le ceinturon orné de têtes de méduses une épée remplace le sabre.
Chaussures faites main à l'ancienne. Ceinturon en buffle


Voir aussi    Le harnachement du cheval :    

 

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